HAMADRYADE 1994 à 2006

08 juin 2006

Introduction


 

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HAMADRYADE

(gr, hama, avec, et drûs, arbre)

 

Nymphe des bois, qui naissait et mourrait
avec un arbre qui lui était affecté
et dans lequel on la croyait enfermée

 

Petit Larousse

 

   Patricia Capdevielle, comédienne-chanteuse, et André-Marc Delcourt, flûtiste compositeur commencent en 1993 un travail de création qui cherche à confronter des textes poétiques ou théâtraux, avec la musique d’aujourd’hui. L’association des timbres et de la voix, permet de concilier une couleur sonore fréquente dans les musiques traditionnelles, et la recherche d’une expressivité très actuelle, souvent à la limite du théâtre musical. A partir de ce travail de base, leur démarche les conduit à rencontrer d’autres formes d’expression, danse, arts plastiques...ce qui les amène à constituer en 1999, la compagnie HAMADRYADE. Un des objectifs essentiels d’HAMADRYADE, est de sensibiliser le public à différents aspects de la création artistique contemporaine, avec comme enjeu la rencontre entre différents modes d’expression.


 

 

 

 

 

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 Dans un grand nombre de musiques traditionnelles, la flûte est un instrument privilégié d’accompagnement de la voix (“Ney” turc ou iranien, flûtes du “théâtre no”, “shakuhashi” japonais, ou “suling” de Java). Parfois, le flûtiste lui-même chante dans son instrument (flûte africaine “Peul”, flûtes du Rajahstan...). Les deux sons en arrivent à se mêler si intimement qu’il est difficile de distinguer l’un de l’autre.

 

 Sur la trace de quelques grands exemples de la musique occidentale du 20ème siècle (RAVEL ,“la flûte enchantée dans “Shéhérazade”, les “poèmes de Mallarmé” ou les “Chansons Madécasses”- SCHÖNBERG, “Pierrot lunaire”- BOULEZ , “Le marteau sans maître”...), c’est cette magie instinctive du souffle au moment où il devient un chant humain, que le duo flûte et voix “HAMADRYADE” essaye de retrouver dans un langage résolument contemporain:

 

 - avant tout un travail de création qui passe par l’écriture, mais laisse le champ libre à l’improvisation.

 - une réflexion toujours en questionnement sur les rapports entre la musique et les textes, soutenue sur scène par la recherche d’une réelle dimension théâtrale.

 - la voix va largement au delà de la seule émission du “chant classique”, et cherche à explorer   toutes les possibilités qui lui sont propres, en essayant en particulier d’intégrer la richesse des musiques traditionnelles (voix de poitrine, chanté-parlé, recherche des harmoniques, etc....).

  - la flûte traversière, redevient ce qu’elle était à l’origine, un tuyau sonore qui sert à amplifier le souffle et même la voix du flûtiste, mais en profitant de tout le “confort moderne” (selon l’expression de DEBUSSY à propos du “Sacre du Printemps” de STRAVINSKY) que procure l’instrument actuel.

 

 

On écoute une chanson sur la flûte avec plus de plaisir que sur la lyre, car le chant de la voix humaine et la fluste se meslent fort et bien ensemble à cause de leur correspondance et sympathie, un et l'autre s'animant par le vent mais le son de la lyre ne se formant point de cette manière, il ne peut s'associer si bien avec la voix, et ainsi donnant plus de peine à nos sens, il chatouille beaucoup moins"

( Aristote- "Problèmes"- section 10- question 44 ,

d'après une adaptation de Pierre TRICHET- BORDEAUX vers 1640).

 

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consulter  le CV de Patricia Capdevielle: cv_Patricia_Capdevielle

consulter le CV d'André-Marc Delcourt: CV_AM_Delcourt

 

 

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